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La
santé de la femme
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La
santé de la femme
Prise de position du CII : Les femmes disposent du droit à la santé et au bien-être. Cependant, la pauvreté, les relations d'inégalité entre hommes et femmes, les difficultés d'accès des femmes aux soins de santé, les insuffisances de leur éducation et d’autres facteurs sociaux, économiques, politiques et culturels ont des répercussions négatives sur la santé de millions de femmes dans le monde.
Le CII fait siens les objectifs de santé définis aussi bien par la Session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies « Beijing + 5 » que par le « Forum ICPD + 5 » ; le CII estime que ces deux initiatives contribueront de façon importante au droit fondamental des femmes d’accéder à la santé. Le CII soutient la protection des droits des femmes et déplore l’exploitation sexuelle, le trafic des femmes et des fillettes à des fins de prostitution, ainsi que toutes les formes de violence contre les femmes, y compris les mutilations génitales. Le CII se déclare particulièrement inquiet de la prévalence croissante de l’infection du VIH parmi les femmes. Le CII appelle les gouvernements et les autres parties concernées à s’assurer que les services et l’information relatifs à la santé reproductive, de même que les soins maternels adéquats, soient garantis de façon à faire baisser les niveaux inacceptables de mortalité et de morbidité infantile et maternelle.
Le CII promeut l’égalité entre les sexes, l’éducation et la responsabilisation des femmes dans les secteurs privé et public ; il soutient les réformes sociales fondamentales nécessaires pour remédier aux inégalités de pouvoir, de statuts et de rôles.
Le CII favorise l’intégration de la notion de genre dans tous les aspects de la santé, y compris les études épidémiologiques, la recherche, la prise de décision, la planification des services et la fourniture des soins, de façon à prendre en considération le fait que la plupart des causes des souffrances des femmes sont enracinées dans les systèmes sociaux, comportementaux et culturels.
Le CII appuie fermement la mise en place de services qui soient accessibles, respectueux des besoins des femmes dans toutes les étapes du cycle de la vie, et qui fournissent une gamme complète de soins de santé et de formation à la santé.
Le CII considère que les infirmières, qui sont des professionnelles de santé expérimentées et compétentes et qui, dans leur grande majorité, sont des femmes, sont particulièrement bien placées pour défendre la cause des femmes et dispenser à ces dernières des soins de santé de qualité. Elles peuvent et doivent également contribuer directement à l'élaboration des politiques de santé, à la planification des services, au développement de la pratique et à la recherche sur la santé de la femme.
Contexte La santé de la femme recouvre le bien-être physique, mental et social tout au long de la vie ; elle a des répercussions directes sur la santé de millions de femmes dans le monde. La pauvreté frappe les femmes, et tout particulièrement les mères célibataires, de façon totalement disproportionnée. 70% des pauvres sont des femmes.
Au niveau mondial, la population âgée de 65 ans et plus augmente de 750'000 personnes par mois. En 2025, le monde comptera plus de 800 millions de personnes âgées. Deux tiers d’entre elles vivront dans les pays en voie de développement ; la majorité de ces personnes âgées seront des femmes.
Les droits des femmes à la santé et au bien-être doivent être sauvegardés tout au long de la vie, et notamment durant la phase vulnérable pendant laquelle il est crucial que les petites filles soient scolarisées et bénéficient d’un soutien sanitaire et social. Durant leurs années de fécondité, les femmes doivent avoir accès à la santé et pouvoir contrôler leurs droits à la procréation. Le manque d’accès aux services de santé, le statut socio-économique et les valeurs sociales qui tolèrent la violence, les abus sexuels et d’autres violations des droits des femmes alimentent l’épidémie de VIH/sida parmi les femmes. Dans les pays à fort taux de prévalence du VIH, les jeunes femmes courent plus de risque d’être contaminées par le VIH que les jeunes hommes. [ix] Les infirmières peuvent jouer un rôle important dans le renforcement des capacités des femmes à maîtriser leur existence et leurs conditions de vie.
Les infirmières doivent recevoir une formation théorique et pratique en matière de respect des spécificités liées au genre ; elles doivent acquérir les capacités nécessaires à évaluer et suivre le politiques et programmes selon une perspective liée au genre, en matière par exemple d’études épidémiologiques, de prise de décision et de planification des services.
Approuvée en1996
Révisée en 2002
[1] Session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies « Beijing + 5 » http://www.un.org/womenwatch/daw [2] Forum ICPD + 5 http://www.unfpa.org/icpd [3] Les femmes dans le monde en 2000 – Tendances et statistiques. ONU, 2002 [4] Snehendu B. Kar, PH in Women and Health: Maximising Women’s Capacities and Leadership. Actes de la seconde conférence internationale organisée par le centre de l’OMS de Kobe, Canberra, Australie, 4-6 avril 2001 OMS [v] Gender and Health, article technique, OMS, 1998. [vi] OMS. Rapport 1999 sur la santé. La vie au 21e siècle. Une vision pour tous.
[vii] Gender and Health, article technique, OMS, 1998. [viii] OMS. Rapport 1999 sur la santé. La vie au 21e siècle. Une vision pour tous.
[ix] Les femmes dans le monde en 2000 – Tendances et statistiques. ONU, 2002
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