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Résistance
antimicrobienne
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Résistance
antimicrobienne
Prise de position du CII : Le Conseil International des Infirmières (CII) est très préoccupé par l’utilisation généralisée d’agents antimicrobiens et la résistance qui se développe à ces agents. Cette tendance devient actuellement un grave problème de santé publique. Le CII en appelle à une réglementation et à des prescriptions de médicaments plus rationnelles. Avec ses associations nationales d’infirmières membres, le CII :
Contexte Les infirmières ont un rôle important à jouer dans la réduction de la résistance antimicrobienne. La résistance antimicrobienne est le résultat de pratiques problématiques telles que : non observation des traitements par les patients ; posologies incorrectes ; recours à des médicaments de qualité inférieure ; utilisation d’antimicrobiens dans la nourriture pour animaux soit pour accélérer leur croissance, soit à titre prophylactique. Dans le passé, les agents antimicrobiens se sont révélés efficaces dans le traitement de nombreuses maladies infectieuses. Cependant, de nos jours, trop de microbes développent une résistance aux antimicrobiens. [1] Notre capacité de lutter contre les maladies est ainsi menacée. On constate par conséquent une résurgence d’anciennes maladies, comme le paludisme et la tuberculose, et une résistance à de nouvelles maladies, comme le VIH/sida. Les infirmières sont des intervenantes incontournables dans l’administration des antimicrobiens et dans la surveillance de leurs effets. Parmi les conséquences de la résistance aux antimicrobiens, mentionnons l’allongement de la durée des maladies, la propagation des germes devenus résistants, l’augmentation des coûts des soins de santé et du nombre des décès évitables. La propagation des germes résistants est facilitée par des facteurs externes tels que l’urbanisation, avec la surpopulation et les mauvaises conditions d’hygiène qui y sont associées ; la pollution ; les changements démographiques, notamment le vieillissement de la population ; l’apparition de nouvelles maladies (VIH/sida par exemple) ; et la croissance du commerce mondial et des voyages.
Adoptée en 2004
[1] Par « microbes » on entend ici les agents pathogènes suivants : bactéries, champignons, parasites et virus.
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